Une vie plus saine - Respecter la nature - Les maux de l'agriculture chimique  

   


   
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Les maux de l'agriculture chimique

Petite réflexion...

Tous les maux de l’agriculture moderne viennent de ce qu’elle a été contaminée par la mentalité industrielle qui conduit à produire le plus possible d’aliments standardisés sans se préoccuper sérieusement de leur qualité.
 

 

 

Les aliments sont en effet devenus des marchandises devant être fabriquées et commercialisées comme des voitures ou des réfrigérateurs, sur un marché organisé en fonction des commodités des producteurs et des négociants plus que des intérêts des consommateurs.

Produire à tout prix

Produire de manière à vendre et à faire le maximum de profit, tel est aujourd’hui l’objectif de presque toutes les activités humaines – y compris l’agriculture. La seule chose réellement importante, la santé de l’homme, n’intéresse presque personne.
A la mentalité industrielle s’oppose la mentalité biologique, qui consiste à considérer les plantes et les animaux, non pas comme des objets et de simples moyens de production, mais comme ce qu’ils sont réellement : des êtres vivants.

Et la vie dans tout ça ?

Un être vivant est un tout indissociable, dont les organes et les fonctions sont complémentaires. L’être vivant n’est harmonieusement vivant que lorsque toutes ses fonctions sont harmonieusement développées : c’est pourquoi toute perturbation apportée, au nom de la seule productivité, soit au génotype, soit au mode de vie d’une plante ou d’un animal, conduit toujours à un amoindrissement de la vitalité et de la qualité.
Il ne s’agit pas pour autant de laisser faire la nature et de revenir à la cueillette : faire de l’agriculture consiste à modifier le milieu naturel.

Toute modification n’est pas mauvaise : seules les perturbations, c'est-à-dire les interventions contraires aux lois biologiques, doivent être rejetées : par exemple, l’emploi de substances chimiques étrangères aux cycles biologiques, ou la sélection selon des critères purement quantitatifs, ou le confinement permanent des animaux dans des locaux fermés. La conception biologique de l’agriculture donne la primauté à la vie, au plein accomplissement de l’ensemble des fonctions biologiques de l’être vivant.
Mais cette conception va plus loin. Elle ne se borne pas à considérer l’être vivant isolément : elle le remet à sa place dans l’ensemble du monde vivant.
A.VOISIN spécialiste incontesté de la production de l’herbe, écrivait en 1960 : "le sol fait l’animal et l’homme", et encore " il faut maintenir le sol en bonne santé pour que l’animal demeure sain".
Il en est de même pour l’homme. La santé du sol est le fondement de la médecine protectrice, la médecine de l’avenir. »

Résultat de l'industrialisation

La conception industrielle de l’agriculture cherche avant tout le rendement, la quantité, le profit.
La conception biologique vise tout d’abord la santé de l’homme. Or toute intervention en un point quelconque d’un cycle biologique a des répercussions sur tous les êtres vivants qui font partie de ce cycle, et en particulier sur l’homme.
Le sol est un milieu vivant. Lorsqu’il est maltraité, par des insecticides, des désherbants, des engrais à haute dosé, il devient malade comme n’importe quel être vivant, et les plantes qu’il porte deviennent malades à leur tour, puis les animaux qui consomment ces plantes, enfin l’homme qui mange les plantes ou les animaux. Il ne s’agit pas d’une conception philosophique mais d’une constatation expérimentale.

L’ennui, c’est que des sols malades, peuvent donner des rendements très élevés : les plantes qu’ils produisent sont physiologiquement déséquilibrées, mais elles sont artificiellement protégées, à l’aide de multiples traitements chimiques, contre les maladies et les parasites qui normalement devraient les détruire.


Une des conséquences visibles de la culture sur des sols malades est la dégénérescence des plantes : les agriculteurs ne peuvent plus produire eux-mêmes leurs semences ou leurs plants de pommes de terre, car ces derniers dégénèrent très rapidement.

Au contraire, des sols sains – comme ceux de l’agriculture biologique bien faite – permettent de reproduire indéfiniment la même plante.
De nombreux agriculteurs biologiques produisent eux-mêmes leurs semences et leurs plants sans aucun signe de dégénérescence. A la dégénérescence des plantes correspond la maladie et la dégénérescence des animaux et de l’homme.


Les animaux des élevages industriels ne sont maintenus en vie que grâce à l’arsenal de la pharmacopée moderne : vaccinations, antibiotiques, thérapeutiques de choc, etc…Les animaux des élevages biologiques, élevés dans des conditions normales, sont en bonne santé, et n’ont pas besoin du vétérinaire, sauf cas exceptionnels. Quant à l’homme, il est évident que sa santé est directement liée à celle des êtres vivants dont il se nourrit.

Pourquoi le bio ?

L’agriculture « écologique » ou « biologique » est souvent assimilée par ses détracteurs à l’agriculture du passé. Un examen superficiel peut en effet donner cette impression, puisque cette agriculture rejette la quasi-totalité des produits chimiques utilisés de nos jours.

En fait, il s’agit d’une agriculture scientifique, plus scientifique, même que l’agriculture dite "moderne" si l’on donne au mot "science" sa signification véritable, celle que lui donnait déjà CONFUCIUS : "savoir que l’on sait ce que l’on sait et que l’on ne sait pas ce que l’on ne sait pas, telle est la véritable science".

Alors...?

Car notre science orgueilleuse prétend tout savoir, ou du moins elle agit comme si elle savait tout. Malheureusement, nous savons encore très peu de choses sur les phénomènes biologiques. Malgré cela, nous intervenons constamment dans les processus vitaux les plus essentiels pour les modifier au gré de notre intérêt, sans nous soucier des effets à long terme.
L’agriculture biologique utilise les dernières acquisitions de la science, mais elle le fait avec sagesse et prudence.
Elle se garde de toute intervention dont les effets sur la santé sont incertains et elle prend pour critère premier de la valeur de ses techniques la santé des plantes, des animaux et de l’homme.

L’expérience millénaire des agriculteurs leur a fait découvrir des techniques adaptées aux conditions locales : grâce à elles, ils ont su produire des aliments qui ont préservé leur santé et leur vitalité de générations en générations.
L’augmentation de la population et la concentration urbaine obligent à modifier ces techniques. On peut le faire en jetant par-dessus bord l’expérience acquise par les agriculteurs et en faisant aveuglément confiance à la science : c’est ainsi qu’opère l’agriculture actuelle.
On peut également garder des pratiques anciennes : ce qu’elles avaient de bon tout en les perfectionnant et en les complétant par des techniques nouvelles.
L’agriculture biologique opère de cette manière, réconciliant ainsi le progrès et la tradition. Ce n’est pas en coupant ses racines que l’on fait fructifier un arbre. De même, une agriculture coupée de ses racines est vouée à l’échec, quelles que soient ses réussites quantitatives.

Comment donc l’agriculture biologique s’y prend-elle pour concilier les pratiques traditionnelles avec les acquisitions de la science moderne ? En fait la question ne devrait même pas se poser. Les connaissances apportées par la tradition et celles que fournit la science moderne sont complémentaires et non pas antinomiques.

On peut même affirmer que lorsqu’une découverte scientifique vient contredire une tradition solidement établie, c’est la découverte scientifique que l’on doit d’abord mettre en doute et non pas la tradition. Et dans la plupart des cas, on s’aperçoit, en approfondissant les recherches, que la contradiction n’était qu’apparente.

 Source : Une autre assiette de Claude Aubert Courrier du livre

 

 

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