Infos santé - L'alimentation ou la 3ème médecine (1)  

   


   
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L'alimentation ou la 3ème médecine (1)

L'alimentation selon le Dr Seignalet

 

Aux deux voies les plus fréquentées en matière de thérapies que sont la médecine « conventionnelle » ou allopathique et les médecines « alternatives », le docteur Seignalet fut l’un des premiers à ajouter une autre direction, sans doute plus importante encore : l’alimentation. Changer de régime alimentaire peut en effet agir en amont et en aval : en prévention et de manière curative, sur de nombreuses maladies.

 

De plus en plus de scientifiques et de médecins, de grands professeurs aussi, reconnaissent qu’en matière de santé, si l’on avait privilégié la prévention on vivrait plus vieux ou au moins aussi vieux, mais sans aucun doute en meilleure forme.
La plupart des médecins et des chercheurs rejoignent aussi, le Dr Seignalet sur l’importance de l’alimentation pour la santé. Ce médecin, également biologiste, était réellement en avance sur son temps et il aura sauvé et soulagé bien des malades…Mais précurseur, il n’a pas eu le « succès » qu’il méritait et seuls quelques grands noms de la médecine faisant preuve de courage comme le professeur Joyeux, ont su lui rendre hommage.

Contraignant, le régime ?

Avant d’écrire cet article, j’ai voulu tester le régime du Dr Seignalet. Car il est aisé de conseiller…mais encore faut-il que les conseils puissent être suivis. Or le régime préconisé peut paraître contraignant. Mais il suffit de s’y mettre !
Arrêter les produits laitiers, supprimer les céréales classiques (vous remarquerez qu’il s’agit alors d’un régime sans gluten et sans caséine), manger d’avantage de fruits, de légumes peu cuits et à la vapeur douce…Ces mesures ont suffi à de nombreuses personnes pour changer leur vie.
Avec son régime, détaillé plus loin, le Dr Seignalet a obtenu de bons ou d’excellents résultats dans près d’une centaine de maladies. Jamais il n’a demandé à ses patients de cesser le traitement médical prescrit, il se contentait de le compléter d’un régime alimentaire.

L’alimentation : troisième médecine mais de première importance

Hippocrate l’a dit et le Dr Seignalet le citait volontiers « que ton aliment soit ton médicament ». Cette modeste phrase est restée valable au cours des siècles et, pourtant, les notions de diététique sont presque absentes de la médecine conventionnelle aujourd’hui ou bien limitées au strict minimum : on réduit le sel en cas d’hypertension, le sucre en cas de diabète, les protéines en cas d’insuffisance rénale, les graisses quand on a du cholestérol et le nombre de calories quand on a du surpoids. En résumé, c’est à peu près tout…
Or, le Dr Seignalet pensait qu’il fallait substituer une vision qualitative de l’alimentation à cette traditionnelle vision quantitative. Ainsi, il prenait l’exemple d’une voiture : « dans une voiture construite pour utiliser du super, nul n’aurait l’idée de faire le plein avec du gazole. La bonne santé de notre organisme étant plus importante que celle de l’automobile, il me parait primordial de déterminer quels sont les aliments qui nous conviennent et ceux que nous devons éviter. »
Et l’on ne peut nier l’évidence : « si aujourd’hui, l’espérance de vie a énormément augmenté, certaines maladies autrefois rares sont devenues fréquentes : maladie de Crohn, asthme, obésité, diabète de type II (diabète gras), allergies, maladies dégénératives (arthrose, athérosclérose…), cancers…

Retour au régime de nos ancêtres

Vous l’aurez compris, la multiplication des maladies évoquées ci-dessus peut tout à fait avoir un lien avec notre alimentation « moderne ».
Et le Dr Seignalet évoque l’histoire de l’alimentation humaine. Depuis le moment où notre espèce s’est nettement distinguée de celle des singes anthropoïdes, il y a 5 millions d’années environ et jusqu’à récemment (il y a 10 000 ans maxi), les hommes ont toujours été des chasseurs/cueilleurs.
Ils mangeaient de la viande, du poisson, des œufs, du miel, des légumes, des fruits et des céréales sauvages et quand ils buvaient du lait, c’était toujours au sein de leur mère. Et en plus, ils mangeaient tout cela cru.
Par rapport à notre civilisation, l’Homme consommait davantage de protéines, moins de graisses animales, et à peu près autant de glucides (mais pas ceux du sucre de betterave, de canne ou du lait !). Sa nourriture était alors riche en calcium et en potassium, pauvre en sodium, trois fois plus riche en fibres, il mangeait 4 fois plus de vitamine C…
Le Dr Seignalet a relevé 6 changements majeurs entre l’alimentation ancienne et moderne.

1 - la consommation de céréales domestiques
2 - la consommation de laits animaux et de leurs dérivés
3 - la cuisson de nombreuses substances
4 - la préparation des huiles
5 - la pollution alimentaire
6 - les carences en vitamines et en minéraux

Il considérait ces six changements comme six problèmes à régler pour être en meilleure santé.

Les céréales domestiques

Le blé et, à un degré moindre, le maïs ont été mis en cause dans plusieurs pathologies, tandis que le riz semble bien moins nocif. Certaines protéines des céréales, parce qu’elles ont subi des changements ou à cause de la cuisson, seraient responsables des ennuis causés.

Les laits animaux et leurs dérivés

Le Dr Seignalet rappelle que les lois de Darwin qui suggèrent que « le lait de femme est fort bien adapté aux besoins du jeune enfant, alors que le lait de vache, fort bien adapté aux besoins du jeune veau, ne convient pas pour l’homme. »
Le veau avec ses quatre estomacs et ses enzymes nombreuses, est de toutes façons mieux loti pour la digestion du lait de vache.
Par ailleurs la composition du lait de chaque espèce animale (vitamines, glucides, protéines, lipides…) correspond précisément aux besoins du rejeton en question. Le Dr Seignalet cite, outre les nombreux cas d’intolérance au lait de vache, plusieurs pathologies dans lesquelles il est incriminé : polyarthrite rhumatoïde, diabète sucré juvénile, sclérose en plaques, maladie de Crohn, migraines…

La cuisson

Plus la température est haute et plus le temps de cuisson est prolongé, plus les aliments sont transformés. Les molécules se choquent, se cassent, forment des complexes avec d’autres molécules qu’on ne trouve pas initialement dans la nature et dont l’organisme doit se débrouiller…
Ce qu’il a beaucoup de mal à réaliser sans y laisser sa santé.
Il faut donc manger cru le plus souvent possible et savoir que « la frontière au dessus de laquelle les aliments subissent des transformations importantes se situe autour de 110°C. Il faut donc éviter les grillades et les fritures, le four classique, la cocotte minute et opter pour la cuisson à l’étouffée ou à la vapeur douce. Quant au four à micro ondes, s’il élève moins la température que les autres modes de cuisson, il change les molécules d’eau d’orientation, transforme certains acides aminés…à éviter !

La préparation des huiles

Autrefois, toutes les huiles étaient obtenues par des procédés mécaniques de pression à froid. Le Dr Seignalet conseille de n’employer que des huiles vierges de qualité, obtenues sans chauffage, sans solvant, sans traitement chimique, sans raffinage… Il considère les huiles industrielles comme huiles « mortes » et se méfie des margarines.

La pollution alimentaire

Additifs alimentaires (colorants, conservateurs, anti-oxygène, stabilisants…) hormones ou antibiotiques donnés aux animaux d’élevages, pesticides, insecticides, fongicides…sont autant de polluants alimentaires qui, à moyen ou long terme, nuisent forcément à l’organisme. Le choix d’une alimentation issue d’une agriculture biologique semble la meilleure option à l’heure actuelle.

La carence en vitamines et minéraux

L’élevage des animaux en batterie, les cultures intensives de fruits et légumes, le raffinage de nombreux aliments ont appauvri notre alimentation en minéraux et vitamines. Des aliments crus, qui ont grandi ou poussé assez longtemps pour fixer les nutriments indispensables, évitent les carences nutritionnelles, constatées aujourd’hui dans des civilisations où l’on mange plutôt trop que pas assez.

Sophie Lacoste
    
Lire la suite, cliquez ici                                                        Article paru dans Belle Santé

 

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